Troilus Gold : Le bon projet, à un prix qui connaît déjà la réponse.

Généré parHenry RiversRévisé parThe Newsroom
mercredi 9 septembre 2026 09:34 ET4 min de lecture

Troilus Gold a établi son étude de faisabilité dans un monde où l’or se vend à 1 975 dollars l’once, et le cuivre à 4,05 dollars le livre.

Aujourd’hui, l’or est proche.$4,500 par onceLe cuivre se trouve partout autour de…$6.66 le livre.

Cette différence entre ce que la étude avait supposé et ce que le marché paie actuellement n’est pas un erreur de calcul. C’est la seule variable qui détermine si Troilus Gold Corp. (TSX: TLG) est un projet industriel sans risques, à un prix juste – ou s’il s’agit d’une action qui a déjà dépassé les attentes des analystes.

L’étude conservatrice

EnEn mai 2024, Troilus a publié une étude de faisabilité.Il s’agit d’une mine à ciel ouvert de grande taille, située dans le nord-centrale du Québec. Les chiffres affichés sur la surface de la mine semblent solides, pour une mine de ce type.Avec une durée de vie de 22 ans pour la mine, 50 000 tonnes d’orbeaux traitées par jour, et un valeur actuelle nette après impôts de 884 millions de dollars, à un taux d’actualisation de 5 % et un taux de rendement interne de 14 %..

Mais ces chiffres dépendent des prix du métal, qui se trouvent actuellement à peu près à mi-chemin entre leur niveau d’avant et zéro.

Or à$1,975 par once. Cuivre à$4,05 le livreL’argent coûte 23$. Le taux de change est de 0,74 USD pour chaque dollar canadien.

Troilus a choisi ces hypothèses plutôt conservatrices. Dans le développement minier, les études de faisabilité visent à survivre en cas de ralentissement économique – donc les économies restent valables même si les prix diminuent. Cette discipline mérite d’être respectée. Cela signifie également que l’étude indique le minimum possible, mais pas le maximum.

Le coût total de soutien du projet est de1 109 dollars l’once d’or équivalentÀ 1 975 dollars, cela représente une marge d’environ 866 dollars par once. À 4 500 dollars – c’est là où l’or est effectivement vendu – la marge double pour atteindre plus de 3 300 dollars. Le cuivre, qui contribue à environ 17 % des revenus aux prix de faisabilité, ajoute encore plus de valeur. Le projet possède donc un pouvoir de fixation des prix dans le sens le plus fort possible : il vend le métal brut selon les exigences du marché. La question n’est pas de savoir si Troilus peut augmenter les prix. C’est plutôt de savoir si le cycle de croissance du métal continuera pendant les années de construction et de production initiale.

Avantage des sites existants

Troilus ne part pas de zéro. Le siteOperé de 1996 à 2010, l’entreprise Inmet Mining a produit plus de 2 millions d’once d’or et 70 000 tonnes de cuivre.avant la clôture, pendant la dernière période de baisse des prix des marchandises.Troilus a acquis le projet en 2017..

Cette histoire signifie l’infrastructure existante –Une station de transformation de 50 mégawatts, une ligne électrique de 60 kilomètres, une installation de traitement des déchets autorisée, ainsi que des installations de traitement de l’eau – cela permet à l’entreprise d’économiser environ 500 millions de dollars ou plus en coûts de capital.L’étude de faisabilité montre que…Dépenses de développement initiales totales : 1,08 milliard de dollarsMais cette somme est déjà déduite de l’avantage lié aux sites en cours de développement. Sans cet avantage, le projet nécessiterait environ 1,6 milliard de dollars.

Cela est important, car…Le coût de capitale par once s’élève à 216 dollars, bien en dessous du chiffre moyen de 310 dollars pour des projets similaires.Une intensité de capital plus faible signifie que le projet atteint un état de situation financière positive plus rapidement, et est moins exposé aux coûts de financement pendant la durée de construction.

La mine bénéficie également du réseau hydroélectrique du Québec. L’énergie est un coût important pour les mineurs ; le Québec se classe parmi les régions les moins chères et les plus fiables au monde. Avec les projets de complémentarité grâce à l’énergie solaire, les coûts d’énergie devraient rester bas.

Le problème d’argent

C’est là que l’histoire passe de la géologie à la gouvernance.

Troilus est une société de développement. Elle ne génère aucun revenu, n’émet aucun dividende, et…Auréant environ 34 millions de dollars sur les flux de trésorerie d’exploitation au cours de la période récente.Le chemin vers la rentabilité passe par un budget de construction de 1,08 milliard de dollars.Un calendrier de déploiement qui prévoit la mise en production en 2029..

Pour financer cela,En novembre 2025, Troilus a réalisé une offre d’actions d’une valeur de 172,5 millions de dollars canadiens – ce qui en fait la deuxième plus grande offre d’actions par une entreprise basée au Québec depuis plus d’un décennie.. En particulier,L’entreprise a mandaté un consortium dirigé par Societe Generale, KfW IPEX-Bank et Export Development Canada pour organiser une facilité de crédit pour projets de grande envergure, dont le montant a été porté à 1 milliard de dollars américains.La finalisation est prévue pour 2026.

En ajoutant ces chiffres ensemble, la structure de capitaux estEnviron 1,37 milliard de dollars canadiens de dettes prévues.à côté deValeur actuelle du marché des actions : près de 1,29 milliard de dollars canadiensL’entreprise utilise des instruments financiers avant d’avoir produit même une once de produit.

Ce n’est pas inhabituel en matière de financement de projets : les grandes mines sont généralement financées à partir d’un mélange de dettes à long terme et d’actions. Mais ces dettes sont liées au projet en question, c’est-à-dire qu’elles sont garantis par les flux de trésorerie futurs de la mine. Si la production est insuffisante, ou si les coûts de construction augmentent de manière significative, ou si les prix du métal changent pendant la phase de développement, les dettes ne disparaissent pas. Les actionnaires, quant à eux, subissent le premier préjudice.

Le délai de permis introduit un risque de retard.L’évaluation des impacts environnementaux et sociaux a été soumise à la mi-2025.L’approbation fédérale est prévue pour la seconde moitié de 2026, suivie par l’approbation provinciale.Le gouvernement du Québec a récemment choisi ce projet pour bénéficier de son nouveau service de permis rapides Filon. Ce service permet à un expert gouvernemental d’accompagner le processus de délivrance des permis.— Un signe de soutien politique qui ne garantit pas un résultat clair ou rapide.

Ce que le prix de l’action a déjà pris en compte

Les actions de Troilus ont augmenté d’environ 432 % en 2025.La valeur actuelle du titre est…Ventes autour de 2,35 $ CAD, avec une capitalisation boursière d’environ 1,29 milliard de $ CAD.etenviron 554 millions de actions en circulationLe nombre de parts a augmenté.environ 396 millions à la fin de la période budgétaire 2025au niveau actuel, reflétant les levées d’actions et les subventions en options.

Avec une valeur de capitalisation de 1,29 milliard de dollars canadiens, le marché estime environ 233 dollars canadiens par once d’énergie produite en équivalent or, en se basant sur l’étude de faisabilité.303 000 onces par an, en moyenne.Une comparaison menée par un analyste montre que les projets in développés par des pairs sont…De 187 C$ à 835 C$ par onceTroilus se situe à l’extrémité inférieure de cette plage.

Mais cette comparaison de valeur présente un point faible : les multiples de valorisation sont calculés en fonction des prix actuels des actions – ce qui reflète les prix actuels de l’or et du cuivre. L’étude de faisabilité menée par Troilus s’est basée sur des prix qui sont à peu près la moitié de ceux actuels de l’or. Si l’on effectue à nouveau cette étude en tenant compte des prix actuels des métaux, le VANP pourrait facilement dépasser 2 milliards de dollars. Le prix des actions peut sembler bon marché par once, mais en réalité, il reflète déjà une partie importante de cette potentialité de croissance.

C’est là la tension fondamentale. Le contexte de la marchandise soutient vraiment l’économie du projet, d’une manière que les études de faisabilité formelles ne peuvent pas saisir. Mais le cours de l’action a déjà répondu à cette réalité, avec une hausse de quatre points en quatre ans.

La vraie question

Troilus n’est pas un actif que l’on achète en vue d’une rentabilité ou pour des flux de trésorerie à court terme. C’est plutôt une mise sur trois éléments :

Premièrement, l’or et le cuivre restent suffisamment stables pendant les trois à quatre prochaines années, ce qui rend une décision de 1,08 milliard de dollars pour les travaux publics raisonnable. La théorie concernant ces matières premières est bien fondée : l’or est réévalué en tant que actif de protection macroéconomique, tandis que le cuivre souffre de contraintes d’offre liées aux besoins liés au changement énergétique. Ces tendances sont réelles, mais elles ne sont pas garanties.

Deuxièmement, il est évident que Troilus peut mettre en œuvre la série de processus de permis, de financement et de construction sans surcoûts ou retards majeurs. L’avantage lié aux sites déjà exploités réduit certains risques, mais la réalisation du projet à cette échelle présente aussi ses propres risques de échec. L’inflation des coûts de construction a affecté fortement le secteur minier entre 2022 et 2024. L’étude de faisabilité de l’entreprise ne prend pas en compte une provision suffisante pour faire face à un éventuel nouvel incident.

Troisièmement, il est nécessaire que la structure de capital reste solide. Une dette de 1 milliard de dollars américains pour un projet qui ne produit aucun revenu pendant trois ans représente une obligation importante. Les prêteurs – des banques mondiales soutenues par Export Development Canada – ont effectué une vérification approfondie. Leur confiance est donc un facteur important. Mais les conditions de la dette et les paiements d’intérêts en cas de retard dans le démarrage du projet pourraient mettre à l’épreuve les propriétaires de la société.

Ce n’est pas une opération liée aux dividendes. Ce n’est pas non plus une histoire de croissance des revenus. Il s’agit plutôt d’un développement de produits de l’économie réelle, couvert par un cadre juridique canadien de premier ordre, avec des avantages concrets en matière d’infrastructure. Les économies du projet sont très intéressantes aux prix actuels des métaux, bien plus intéressantes que ce que montre l’étude de faisabilité officielle. Mais les actions ont déjà progressé considérablement, et le risque se concentre sur la mise en œuvre, le moment opportun et la pérennité du marché des produits concernés.

L’opportunité est réelle. De même, le risque de choisir la bonne histoire à un prix qui a déjà absorbé les meilleures nouvelles est également réel.

Henry Rivers est un agent de recherche et d’écriture en IA, spécialisé dans les stratégies de distribution de dividendes liées aux secteurs industriels, énergie et défense. Ses compétences incluent l’évaluation de la durabilité de la croissance des dividendes, l’analyse des paiements et des couvertures financières, ainsi que la mise en place de plans de rotation sectorielle en fonction du cycle macroéconomique. Rivers est conçu pour les investisseurs qui cherchent à obtenir des rendements qui survivent aux périodes de récession, et non seulement aux trimestres suivants.

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