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Le ratio combiné de SCOR est de 79,5 %. Les lignes de transport qui ne se répètent pas sont prises en compte. La ligne qui a causé des problèmes en 2024 est toujours active.
Le ratio combiné de SCOR est de 79,5 %. Les lignes de transport qui ne se répètent pas sont prises en compte. La ligne qui a causé des problèmes en 2024 est toujours active.
Le taux de performance combiné est le premier indicateur que l’investisseur examine chez un assureur réassureur. C’est en effet un critère clair pour déterminer si le produit principal permet vraiment de générer des profits. Pour chaque euro de primes perçues au deuxième trimestre, SCOR a dépensé moins de 80 cents sur les sinistres et les coûts. Le bénéfice net du groupe était…171 millions d’euros pour le trimestre.Et 397 millions d’euros pour le premier semestre ; le rendement annuel de l’équité financière s’est élevé à 18,5 % sur la base des données rapportées, et à 19 % après ajustement. Le ratio de solvabilité est de 220 % en juin, soit cinq points de plus qu’en décembre. Ce sont les chiffres communiqués par SCOR eux-mêmes. C’est pourquoi les actions ont clôturé le 17 août à 34,68 euros, soit un ou deux cents de moins que leur niveau le plus élevé sur 52 semaines, et environ +28 % depuis le début de l’année.
Puis lisez la deuxième feuille. Le 18 août, UBS a reclassé SCOR en catégorie « vendre » et a abaissé son objectif de prix à€32.50En dessous du prix du marché, les résultats récents de l’entreprise semblent confirmer cela. La même entreprise, le même trimestre… deux conclusions différentes. Il ne s’agit pas d’une fraude, et ce n’est pas non plus une histoire de fraude. Il s’agit plutôt de savoir quels sont les éléments qui composent réellement le ratio de 79,5 %, et dans quelles parties ces éléments se retrouvent-ils. De plus, on cherche à savoir quand les actionnaires recevront leur part de bénéfices.
Deux supports sous les 79,5 %
Un taux combiné inférieur à 100 % signifie un bénéfice dans l’assurance ; un taux inférieur à 80 % est exceptionnel. C’est le cas où il faut normalement compter à la fois sur des pertes modestes et sur des réserves coopératives. Le taux de 79,5 % de SCOR est obtenu sur deux bases qui ne pourront pas continuer à porter ce poids indéfiniment.

Le premier est le calendrier des catastrophes. Le taux de pertes dues à des catastrophes naturelles, en pourcentage des primes percevées, était de 2,9 % au deuxième trimestre et de 4,2 % au premier trimestre. SCOR qualifie même cette période de « période de catastrophes naturelles bénignes ». Le terme « bénin » se rapporte au climat, et non aux risques assurés. Il s’agit du même livre de produits de assurance et d’assurance-vie qui…Perte nette de 509 millions d’euros au cours des neuf premiers mois de 2022Les réclamations liées à des catastrophes naturelles ont entraîné une dégradation de la note de crédit de l’entreprise. La ligne “cat” représente le facteur le plus volatil dans les comptes annuels d’un assureur européen. Pendant quatre trimestres consécutifs, cette ligne n’a pas montré de comportement particulièrement stable.
Le deuxième soutien est une décision de réserve. Au premier trimestre, SCOR a ajouté300 millions d’euros en réservesIl s’agit des engagements prévisionnels de P&C. L’entreprise a indiqué qu’elle avait créé un “buffer supplémentaire”. Les engagements prévisionnels sont les réserves misés pour les demandes futures ; en ajouter est une mesure conservatrice, et non une démarche déguisée, car cela diminue les profits actuels tout en améliorant ceux de demain. L’argent misé maintenant se transformera plus tard en avantages liés aux performances précédentes de l’année en cours. La direction des investissements est importante. Un ratio combiné de 79,5 % signifie que ce chiffre est en partie due à des choix de réserve liés au calendrier, et en partie à des facteurs liés à l’année en cours. Ce n’est donc pas un résultat pur du marché.
Donnez à la lecture favorable sa place légitime. La ligne de revenus liée aux sinistres – sans les risques liés aux catastrophes et à la volatilité des pertes importantes – a représenté 77,7 % du premium au premier trimestre, c’est-à-dire la partie du chiffre d’affaires que la gestion d’entreprise contrôle réellement. La direction a également ajouté une provision pour les sinistres non déclarés – c’est-à-dire ceux qui se sont produits mais n’ont pas été signalés. Ces montants s’élèvent à des dizaines de millions de dollars pour les risques liés au Moyen-Orient. C’est là le côté prudent du bilan ; cela permet au scénario optimiste de se réaliser : il s’agit d’une compagnie d’assurance compétente qui développe sa résilience, alors que cette résilience est peu coûteuse. Le point d’interrogation est que le même calendrier peut fonctionner dans l’autre sens. Plus les retours actuels dépendent des choix de réserve, plus c’est le temps qui est contrôlé par la direction, et qui finira par se normaliser.
La ligne qui l’a déjà brisé une fois…
L’unité de gestion des risques et de santé est là où s’exprime l’hypothèse d’une durée de vie prolongée. Selon les normes IFRS 17, son « résultat de service d’assurance » est la ligne d’assurance, tandis que la « variabilité liée à l’expérience » représente la différence entre ce que les actuaires avaient estimé et ce qui s’est réellement produit. Cette ligne constitue donc le point faible connu de l’entreprise, car SCOR a déjà payé le prix du marché pour cela.
Le 16 juillet 2024, SCOR a prévenu dans son livre sur la vie et la santé : il y avait une variation négative suffisante, de sorte que les résultats des services d’assurance au deuxième trimestre 2024 pourraient être aussi bas que…moins 400 millions d’eurosLes actionsChute de 25 % à 19,45 €En une journée, plus de 1 milliard d’euros de valeur de marché ont disparu. Fitch indique que le réexamen des hypothèses de réserve pourrait faire en sorte que SCOR ne réussisse pas à atteindre son objectif de croissance économique pour 2024-2026.
La reprise a eu lieu réellement – le bénéfice net pour l’ensemble de l’année 2025 est de851 millions d’eurosLe rendement annuel de l’equité au cours du premier semestre 2026 est d’environ 19 %.bien au-delà de l’hypothèse de 12 % du plan prévisionnelMais la levier qui s’est déclenché en 2024 reste celui qui entraîne le plus de mouvements. Au deuxième trimestre 2026, le résultat des services d’assurance vie et de santé était de 49 millions d’euros, contre 113 millions d’euros si l’on exclut l’effet des résultats d’une arbitrage ponctuelle. Ce changement d’environ 64 millions d’euros est dû à une décision juridique, et non à des réclamations.
La facture est arrivée le 25 juin.
Cet “événement unique” est le cas Covéa. C’est une situation rare où un dossier a passé de la simple suspicion à une décision officielle. Un tribunal d’arbitrage relevant du Centre de médiation et d’arbitrage de Paris a jugé, le 25 juin 2026, que les traités de rétrocession signés par SCOR avec Covéa en juin 2021 étaient valides. Le tribunal a également ordonné à SCOR de payer à Covéa.488,3 millions de USDLes traités ont transféré 30 % du portefeuille Life & Health détenu par l’entité irlandaise de SCOR à Covéa. SCOR a contesté leur application depuis l’ouverture des procédures en 2022. Le coût après impôts pour le deuxième trimestre était…environ 50 millions d’euros— contre un bénéfice net de 171 millions d’euros, soit près de 30 % du bénéfice du trimestre destiné à un partenaire quatre ans après la signature. Selon les critères de classification, il s’agit d’un résultat de niveau 5 : une décision officielle, et non une simple allégation.
Rapporté, et ce qui se trouve en dessous
Une même publication contient deux significations différentes de l’expression « ajusté » : une réévaluation relativement petite des actions du titre dérivé de SCOR, et une séparation complète de l’impact de l’arbitrage sur le chiffre de vie et de santé. Aucune de ces deux mesures ne vise à cacher une perte ; toutes deux méritent d’être distinguées avant de comparer les 79,5 % à tout autre chiffre.
Où vont réellement les bénéfices
La partie la plus importante du cas favorable se trouve dans les états financiers. La valeur économique par action est passée de 48 à 50 euros en six mois ; sa solvabilité a augmenté à 220 % par rapport à l’objectif fixé. Le cadre prévisionnel pour 2026 indique une croissance de la valeur économique d’environ 9 % par an, ainsi qu’une rentabilité de l’action supérieure à 12 %. Ces objectifs sont largement atteints au premier semestre 2026. La réponse de l’entreprise, dans sa forme la plus positive, est que les bénéfices sont stables et résilients, et que ces bénéfices sont réinvestis. De plus, la solidité du bilan est facile à construire. Cette situation est crédible, et elle devrait être prise en compte comme un point positif.
Ce que cette réconciliation ne résolve pas, c’est le moment où les bénéfices deviennent de l’argent pour les actionnaires. UBS anticipe que la journée des marchés financiers en décembre permettra d’augmenter la plage de solvabilité de 185 % à 220 %, voire jusqu’à 200 % à 240 %. C’est une exigence plus élevée qui, par définition, doit être remplie avant que les actions puissent être réinvesties. UBS ne voit aucune reprise significative des actions avant 2028. La première reprise d’actions s’élèvera à environ 200 millions d’euros. Seul un contexte favorable, avec des années sans catastrophes, permettrait d’accélérer ce processus de 12 à 18 mois. Le retour pour les actionnaires à court terme se fait sous forme de dividendes, dont UBS estime qu’ils représentent un rendement de 5,9 %. La croissance du bénéfice net est conservée pour construire le bilan financier ; l’unique récompense pour les actionnaires est donc le temps nécessaire pour attendre.
Le prix de l’histoire
Cette attente est payée au prix complet. SCOR est évalué à 8,2 fois les revenus estimés pour l’année 2027, ce qui correspond à un niveau proche du pic du secteur sur 10 ans. Les actions de SCOR ont augmenté d’environ 28 % depuis le début de l’année, alors que les prévisions de bénéfices par action restent stables. Les chiffres de revenus de UBS sont inférieurs à la moyenne : 4,04 € pour l’année 2026, 4,23 € pour l’année 2027, et 4,33 € pour l’année 2028. Cela s’explique principalement par le fait que l’entreprise estime que les conditions favorables liées aux réserves existantes se résolvent plus rapidement, et que les revenus d’investissement s’ajustent plus rapidement que le marché ne le pense. L’événement Monte Carlo Rendez-vous, qui se tiendra en septembre, permettra de négocier les prix de réassurance pour l’année suivante. Si les prix ajustés au risque descendent plus près des niveaux de l’année précédente que la moyenne, cela pourrait être un facteur négatif. En somme, le rendement total attendu est d’environ -0,4 % : soit un dividende de 5,9 %, contre une baisse de prix de environ 6 %. Contrairement à l’hypothèse du marché, où le rendement serait de +7,8 %.
Trois résultats
Résolu, voie bienveillante.Les années “calmes” pour les chats se poursuivront jusqu’en 2026-2027. L’érosion des prix lors des renouvellements reste modeste. La capacité de solvabilité est améliorée, mais la distribution sera retardée d’environ un an. Les résultats financiers se rapprochent du consensus. Le multiple d’valuation est proche de 8 fois. Le rendement total se situera à peu près autour du dividende : des nombres faibles, en dessous de la barre des dix. L’ordre de vente est incorrect quant à l’ampleur, mais pas quant à la direction.
Persistant, mais légal.Le prix des actions diminue à chaque renouvellement des contrats. L’activité liée aux catastrophes se normalise, ce qui entraîne une augmentation du ratio combiné vers les 80 %. De plus, la variabilité des performances en matière de vie et de santé réapparaît dans certains trimestres. Les bénéfices descendent vers les 4,04 à 4,23 € par action, et le multiple offert perd donc son avantage comparatif par rapport aux autres secteurs. Les actions tendent donc vers l’objectif de 32,50 € ou moins. C’est donc la situation où l’ordre de vente est justifié, et rien de illégal n’a eu lieu.
Cas de dénaturation/dépréciation incorrecte.La queue… C’est la seule version où le risque devient réellement dangereux : une grave tempête de vent ou un tremblement de terre en Europe, ou encore une situation où la santé et la vie des personnes sont menacées, selon les tendances de l’année 2024. Le ratio combiné augmente, la capacité de financement diminue, et les retours en capital promis disparaissent. Le plan pour l’année 2024 – avec une baisse de 25 % en une seule journée – constitue un exemple de la rapidité avec laquelle les valeurs peuvent être réévaluées.
Verdict et documents suivants
Notez cet endroit où les preuves s’arrêtent. Les réserves, la gestion des IBNR et la capacité de remboursement rendent cette situation contraire à une déclaration erronée ; le bilan est présenté de manière conservatrice. Ce qui reste après examen est un signe d’alarme au niveau 2 : la ligne concernant les variations liées à la santé et à la vie, qui a déjà coûté à l’entreprise des frais, et qui constitue un facteur clé dans une période économique favorable. Il y a également une décision au niveau 5 concernant l’attribution de la prime Covéa. Le risque n’est pas que les bénéfices de SCOR soient faux. C’est plutôt que les investisseurs paient un multiple élevé pour des résultats qui dépendent en partie du calendrier des événements météorologiques et du timing des réserves, tandis que le retour sur capitaux est prévu pour après 2027. Les prochains documents qui pourraient changer la situation sont les renouvellements de Monte Carlo en septembre, les orientations concernant la capacité de remboursement lors de la journée des marchés de capitaux en décembre, ainsi que le premier trimestre où les tempêtes ou les problèmes liés à la santé et à la vie ne continuent pas à affecter les résultats.
Corbin Vale est un détective financier dédié à l’analyse des données financières. Il suit les liquidités, les parties prenantes et toutes les informations compliquées, jusqu’à ce que les chiffres s’additionnent correctement.



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