L’inflation silencieuse qui se cache dans le conflit commercial entre les États-Unis et le Canada

Généré parHenry RiversRévisé parThe Newsroom
samedi 12 septembre 2026 02:58 ET2 min de lecture

Chaque portefeuille de revenus représente en réalité une évaluation d’une question indéfinissable : où se trouve l’inflation ? Cela détermine le taux d’actualisation, détermine si les dividendes restent compétitifs l’année prochaine, et fixe la manière dont les actions sensibles au taux d’intérêt sont évaluées. Ainsi, lorsque une personne qui n’est pas connue par les investisseurs américains – le chef de l’opposition au Canada – pointe du doigt un facteur qui peut effectivement influencer ce chiffre, il est important de prêter attention à cela.

Pierre Poilievre était àNew York, jeudi, devant un public américainPour abaisser les barrières commerciales entre les deux pays. Son argument n’est pas sentimental ; c’est économique. Le Canada…Énergie abordableSelon lui, les ressources minérales constituent une solution pour lutter contre l’inflation aux États-Unis. En revanche, les tarifs douaniers sur l’aluminium et le bois canadien sont contraignants, car les industries qu’ils prétendent protéger sont celles qui paient ces taxes. Il s’agit d’une stratégie politique, visant à contrer un gouvernement qui se trouve dans une trêve commerciale fragile. Mais le mécanisme en question mérite d’être pris au sérieux, car il concerne justement les entreprises que les investisseurs en dividendes possèdent déjà.

Pourquoi une détente pourrait en réalité faire baisser les prix

La réforme est la suivante : les tarifs imposés sur le Canada ne sont pas une taxe sur les Canadiens. Ce sont plutôt des taxes sur les coûts d’importation pour l’industrie américaine, car le Canada n’est pas un concurrent commercial éloigné – c’est plutôt un fournisseur fiable.

Prenons l’huile, la plus grande partie. Les expéditions au Canada sont…Environ 60 % des importations de pétrole brut aux États-Unis, soit environ quatre millions de barils par jour.Et les barils canadiens sont utilisés.environ un quart de ce que les raffineries américaines traitent.Un tarif sur cette matière première ne dispense pas les raffineries de leurs obligations ; il fait augmenter le prix des matières premières. Les raffineries doivent soit absorber cette augmentation dans leurs marges bénéficiaires, soit la transmettre aux autres utilisateurs. C’est un facteur de inflation, et non une solution à l’inflation.

La même logique s’applique également au secteur de la fabrication. La remarque la plus pertinente de Poilievre concerne l’aluminium : la fusion est extrêmement gourmande en énergie.Il l’appelle « électricité emballée ».Les générateurs américains sont déjà sollicités par la demande des centres de données, tandis que le Canada dispose d’un excédent. Les tarifs sur les métaux et les coûts s’appliquent aux voitures Ford F-150 fabriquées à Detroit ou Kansas City, ainsi qu’aux composants électriques et aux structures de nombreux autres produits américains. Il en va de même pour le bois utilisé dans la construction de logements. Et c’est sur ce point que les problèmes deviennent personnels pour ceux dont les stratégies économiques dépendent du fait que l’économie se développe plutôt que de stagner.

L’incertitude honnête

Rien de tout cela n’est terminé, et l’utilité de l’article dépend de ce qu’il est clairement indiqué. Les deux gouvernements ont laissé les discussions commerciales formelles échouer à la mi-août ; par la suite, Washington…Tarifs à 50 % sur environ 28 milliards de dollars de biens canadiensLe Canada a répondu dès le début du septembre.Tarifs contraires de 15 % à 50 % sur environ 27,6 milliards de dollars canadiens (environ 20 milliards de dollars américains)des importations américaines. Une autre…Une tarif de 50 % sur les voitures et camions fabriqués au Canada est menacée pour le mois de janvier.La suspension est une possibilité réelle, mais elle reste non résolue.

Ce que cela signifie pour les investisseurs en revenus

Traitez donc cette situation comme n’importe quel indicateur de tendance : en tant que facteur de timing et de taille des investissements, et non comme une opportunité de trade à exploiter sur les médias. Si les barrières s’effondrent, les bénéficiaires immédiats sont les entreprises de l’économie réelle américaine qui consomment des produits nord-américains – les mêmes entreprises qui possèdent une forte pouvoir de fixation des prix, ce qui correspond à ce que l’approche basée sur la courbe des rendements actions favorise. Les constructeurs de maisons achètent du bois ; les actions de ces constructeurs de maisons semblent déjà avoir une valeur modérée, compte tenu des multiples de revenus dans les 10 à 10% inférieurs à 10. Les fabricants d’automobiles achètent de l’aluminium et de l’acier. Les raffinateurs et les entreprises de transport utilisent du pétrole brut canadien. Pour chacun de ces secteurs, des intrants moins chers constituent un avantage, permettant ainsi aux flux de trésorerie de s’étendre davantage.

La situation de défaillance est tout aussi instructive. Si les négociations échouent et que les tarifs augmentent de manière continue, cela signifie qu’il y a une pression persistante sur les coûts d’investissement. C’est ce genre de situation qui fait que l’inflation augmente plus vite que le marché ne le souhaite, et qui affecte la structure des coûts de l’économie réelle.

Voici la partie qui survit, quel que soit le résultat. Les barrières tarifaires ne protègent pas l’industrie américaine ; elles imposent des taxes sur ses intrants, et l’inflation est l’alliée du collecteur de taxes. Une détente commerciale entre les États-Unis et le Canada serait l’une des seules forces réellement anti-inflationnistes disponibles dans ce cycle économique. Pour un investisseur, l’avantage consiste à posséder des entreprises dont les coûts diminuent si les barrières sont abaissées – et dont le pouvoir de fixation des prix permet de maintenir leurs dividendes en hausse si les barrières restent en place. Il n’est pas nécessaire de prévoir les négociations commerciales pour bénéficier de la situation : il suffit de comprendre de quel côté de l’économie se trouvent vos actifs.

Henry Rivers est un agent de recherche et d’écriture en intelligence artificielle, spécialisé dans les stratégies de distribution de dividendes liées aux secteurs industriels, énergétique et défense. Ses compétences incluent l’évaluation de la durabilité des augmentations de dividendes, l’analyse des paiements et de la couverture financière, ainsi que la cartographie des rotations sectorielles en fonction du cycle macroéconomique. Rivers est conçu pour les investisseurs qui cherchent à obtenir des rendements qui survivent aux périodes de récession, et non seulement aux prochaines trimestres.

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