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Karin Keller-Sutter: Les législateurs envisagent de simplifier les règles relatives aux capitaux de UBS
- La ministre des Finances suisse, Karin Keller-Sutter, s’oppose fermement à la proposition d’un comité parlementaire visant à permettre à UBS d’utiliser des obligations hybrides moins coûteuses pour répondre aux besoins de capital.
- Le comité suggère que UBS recrée des unités étrangères avec 50 % d’actions et 50 % de obligations de niveau supérieur 1. Le gouvernement considère que cette mesure est risquée pour les contribuables.
- La proposition introduit des critères de sécurité plus stricts pour les instruments AT1, mais elle rencontre des obstacles politiques importants au sein de la chambre basse du parlement.
- UBS estime que les règles révisées nécessiteront toujours environ 13 milliards de dollars en capitaux supplémentaires, bien que ce montant soit nettement inférieur aux exigences initiales du gouvernement.
La ministre des Finances suisse, Karin Keller-Sutter, a critiqué sévèrement un compromis législatif visant à atténuer les exigences de capitaux pour le groupe UBS Group AG. La ministre des Finances a qualifié la proposition du comité parlementaire dePrête à soutenir la banque aux dépens de soi.Des contribuables suisses… Ses critiques représentent une escalade importante dans le conflit politique en cours concernant la manière de réguler le plus grand banquier du pays.acquisition d’urgence de Credit SuisseCet désaccord met en évidence une profonde divergence entre le pouvoir exécutif, qui privilégie une stabilité financière stricte, et le comité législatif, qui insiste sur…Maintenir la compétitivité globale de la banque.
La proposition modifiée du comité parlementaire représente un recul significatif par rapport aux exigences initiales du gouvernement. Initialement, le gouvernement exigeait que UBS utilise 100 % de capitaux propres de première catégorie pour financer ses unités à l’étranger. Il s’agissait là d’une mesure très stricte, destinée à…Cela a coûté à la banque basée à Zurich environ20 milliards de dollars en capital propres. Cependant, la commission a soutenu que une telle exigence serait…Réduire gravement la capacité d’UBS.Pour rivaliser avec les centres financiers qui ont été dérégulés, le comité a adopté une modification permettant à UBS d’utiliser des capitaux supplémentaires de niveau 1 moins chers pour combler la moitié du déficit de capitalisation de ses filiales étrangères.
Pourquoi le ministre s’oppose-t-il à la proposition de dette hybride ?
La ministre des Finances Keller-Sutter affirme que la proposition du comité ne contribue pas à améliorer la sécurité du système bancaire suisse. Elle souligne que cette mesure crée une incertitude juridique et ne contribue pas à améliorer la stabilité financière après l’effondrement de Credit Suisse. Les régulateurs, y compris la Banque nationale suisse et l’Autorité de surveillance du marché financier, sont également concernés par cette situation.Il a considéré la proposition comme peu pratique.Le gouvernement affirme que le recours à des instruments de dette hybrides introduit des risques similaires à ceux observés pendant la crise de Credit Suisse, où des instruments de capital similaires ont été réduits de valeur.

La ministre est convaincue que la proposition du comité ne survivra pas au processus législatif plus large. Elle a souligné qu’une minorité importante au sein du comité préférait une exigence de 90 % de capitaux propres de haute qualité. Keller-Sutter a menacé de reconsidérer les concessions faites par le gouvernement si une solution simplifiée était finalement adoptée en loi. Son opposition montre la détermination du gouvernement à éviter une situation où les fonds des contribuables seraient utilisés pour couvrir les pertes subies par les détenteurs de dettes hybrides.
Comment les déclencheurs plus stricts de l’AT1 affecteront UBS ?
Pour répondre aux préoccupations concernant la fiabilité des instruments de niveau tierce 1 supplémentaires, le comité a introduit des mesures de sécurité plus strictes dans la proposition. Si le ratio de capitaux propres de niveau tierce 1 de UBS est inférieur à 11 %, la banque sera obligée d’arrêter les paiements de dividendes, les rachats d’actions et de réduire les paiements de bonus. De plus,Paiements de coupons sur AT1Les obligations seraient suspendues dans ces conditions de stress. Ces modifications augmentent effectivement le coût réel de détenir des capitaux AT1 chez UBS, car la dette devient moins attrayante pour les investisseurs en période de difficultés financières.
Malgré ces concessions, UBS reconnaît que la proposition du comité entraîne toujours une charge de capitaux importante. La banque estime qu’il lui faudrait détenir environ 13 milliards de dollars en capitaux supplémentaires de niveau Tier 1 pour respecter les nouvelles règles. Bien que ce chiffre soit inférieur aux 20 milliards de dollars initialement exigés, cela nécessite néanmoins un investissement significatif en capitaux, ce qui peut avoir un impact sur les indicateurs de rentabilité. UBS a toujours affirmé que des exigences de capitaux excessives pourraient nuire à son rendement d’action et limiter sa capacité de croissance.
Quelle est la chronologie législative et l’impact sur le marché ?
Le processus législatif concernant le projet de loi bancaire est loin d’être terminé. La proposition de la commission doit maintenant être mise aux voix à l’assemblée supérieure lors de la session d’automne, qui se déroule du 14 septembre au 2 octobre. Le résultat reste incertain, car le projet de loi sera ensuite examiné par l’assemblée inférieure, où les parlementaires de gauche ont déjà critiqué les concessions accordées à UBS.
Les marchés financiers ont réagi négativement aux annonces concernant les compromis du comité. Les actions d’UBS ont chuté de jusqu’à 3,1 % après la publication de ces annonces, ce qui reflète les inquiétudes des investisseurs concernant les réglementations à venir. Les analystes de Goldman Sachs ont souligné que même les réglementations simplifiées pourraient avoir un impact négatif sur les résultats financiers de la banque à court terme. Les règles de capitalisation finales ne devraient être entièrement définies que fin 2026, ce qui prolonge le período d’incertitude réglementaire pour la banque.
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