Les discussions entre l’Iran et l’Oman sur le canal de Hormuz font baisser les prix du pétrole de 7 dollars… Mais les différends concernant le contrôle du canal maintiennent le risque élevé.

Généré parPenny McCormerRévisé parTianhao Xu
lundi 3 août 2026 04:33 ET2 min de lecture

Les négociations entre Iran et Oman ont temporairement réduit les risques, mais elles n’ont pas mis fin à ces risques.

Les marchés ont réagi au signal de flux, et non au communiqué de presse. Les contrats à terme sur les pétroles sont tombés.Trump a déclaré qu’il annulait une attaque prévue.Cela montre que Hormuz reste à la fois un marché basé sur les risques et un marché basé sur les fondamentaux. Ce retrait est important, car cela indique que les investisseurs réduiront les primes de risque lorsque la diplomatie semble crédible, même pour une courte période.

Pourquoi la réaction du marché était importante

Le mouvement diplomatique n’était pas purement symbolique. L’Iran a déclaré qu’il avait fait…Progrès dans les négociations avec OmanIl s’agit de mettre en place des mécanismes opérationnels pour le transport maritime, afin d’obtenir une période de réduction des tensions dans un marché énergétique sensible, que l’on puisse évaluer rapidement. Si les négociations futures permettent des améliorations significatives, alors la réduction des risques pourrait être effective.

Mais le marché ne considère pas la situation comme résolue. L’Iran aRejeté la proposition d’Oman.Et une proposition contraignante a été présentée, afin de permettre à Téhéran de avoir plus de contrôle sur ce canal de navigation. En même temps, les déclarations iraniennes ne montrent aucun changement dans le statut réel du trafic maritime. Cela signifie donc que la baisse des prix du pétrole est réelle, mais il s’agit encore d’une réévaluation précoce, et non d’une confirmation définitive.

Le contrôle de l’accès est plus important que les frontières.

La prochaine étape dans le domaine du pétrole dépend moins de qui contrôle les frontières du détroit que de qui a un contrôle effectif sur le passage par ce détroit.

Pourquoi Hormuz continue-t-il d’affecter les prix ?

Hormuz reste stratégiquement important, car les volumes impliqués sont suffisamment importants pour influencer les prix mondiaux. Reuters a rapporté que…environ un cinquième des livraisons d’énergie dans le mondeNormalement, ils y passent, et avant la guerre…Environ un cinquième des fournissements mondiaux d’huile et de gaz naturel liquéfié.Ils ont été expédiés par cette route. Dans ce contexte, même une brève interruption peut être plus importante que des discours diplomatiques.

Cela explique pourquoi les affirmations selon lesquelles il n’y a pas de changement dans les conditions de transport ne suffisent pas à apaiser le marché. Reuters a également rapporté que deux grands navires-citernes et deux navires transportant des produits de base ont traversé le détroit. L’Iran a quant à lui déclaré que quatre autres navires-citernes ont renoncé au passage après l’intervention de ses forces. La composition du trafic est importante : certains navires circulent, mais ce n’est pas à un niveau dont les traders peuvent avoir confiance. Les investisseurs optimistes peuvent voir cela comme le début de la normalisation des conditions de transport ; les pessimistes, en revanche, peuvent le considérer comme un passage intermittent, ce qui représente toujours un risque supplémentaire.

L’énigme non résolue est la gestion, pas la géographie.

La question centrale n’est pas de savoir si l’Iran et Oman partagent une frontière sur le détroit. C’est plutôt de savoir si un accord permettrait une liberté de passage réelle ou si cela donnerait trop de pouvoir à Téhéran. L’Iran a rejeté la proposition d’Oman concernant une supervision conjointe, et a présenté une contre-proposition qui permettrait à l’Iran de contrôler davantage les eaux maritimes. Il est peu probable que les commerçants acceptent de payer tout le prix du risque, à moins qu’ils ne croient que les violations peuvent être empêchées, surveillées ou évité dans la pratique.

Le passage intermédiaire est le prochain test de crédibilité.

Une question pratique importante est de savoir si le “passage intermédiaire” peut être réouvert. Les négociateurs explorent cette possibilité, mais…Cela a été largement évité par les navires depuis le début du conflit.Selon certaines sources, il est probable que ce passage contienne des mines marines placées par l’Iran, qui doivent être débarrassées en premier. Cela rend la question à la fois technique et politique. Si les règles de déminage et d’accès sont contrôlées par une seule partie, le détroit pourrait être ouvert physiquement, mais en pratique, le marché continuera à le considérer comme étroit.

Pour les investisseurs, la situation est simple : un accès sécurisé au marché permet aux pétroliers de naviguer sans interférence extérieure. Tant que cette situation ne devient pas évidente, le premium de risque restera élevé.

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