Le dilemme de Hormous en Iran : la référence par l’AIEA fait que Téhéran n’a aucune solution – la volatilité des prix du pétrole, mais pas de direction claire.

Généré parWesley ParkRévisé parThe Newsroom
jeudi 10 septembre 2026 14:52 ET2 min de lecture

Le 9 septembreLes 35 membres du Conseil des gouverneurs de l’AIEA ont voté, pour la première fois en vingt ans, pour renvoyer l’Iran au Conseil de sécurité des Nations Unies.à cause de son refus d’être inspecté. C’était la même semaineLes forces américaines ont attaqué cinq pétroliers iraniens dans le golfe d’Oman et près de l’île de Kharg. Le prix du brut de Brent est passé au-dessus de 100 dollars le baril.Ce couplenement n’est pas une coïncidence, et ce ne sont pas deux histoires distinctes. L’ambition nucléaire de Téhéran et son contrôle sur le détroit d’Hormuz constituent les deux extrémités d’une seule pièce de trappe. Or, Téhéran doit maintenant choisir entre deux pertes.

Le dilemme est le mieux compris depuis l’intérieur de Téhéran. L’escalade à Hormous – la menace qui, jusqu’à présent, provoquait des mouvements sur les options pétrolières – invite à la réaction que Téhéran craint le plus : une attaque contre les installations qu’elle n’a plus sous son contrôle, ainsi que sur l’île de Kharg.Le terminal qui gère neuf dixièmes des exportations de pétrole brut iranien.Le retrait, par ailleurs, signifie que la pression économique et militaire produit des résultats, et incite à en faire davantage. L’Iran bénéficie de la menace contre le détroit ; mais il perd si il doit y utiliser les forces militaires, car son propre flux pétrolier passe par le même tunnel d’une largeur de 21 miles. Ce que le marché appelle une « prime de risque » est en réalité l’équilibre d’une menace qui doit rester crédible, mais ne peut jamais être mise en œuvre.

Cet équilibre est la raison pour laquelle la question de savoir dans quelle direction va se déplacer le pétrole brut n’est pas une question importante pour un investisseur en énergie. Une prise de position déterminée – c’est-à-dire soutenir l’entreprise productrice ou non – représente une situation incertaine, où aucun modèle de prévision ne peut déterminer le résultat. La caractéristique principale de ce dilemme est que les deux solutions possibles mènent dans des directions opposées. Une attaque américaine ou israélienne décisive entraîne une chute des exportations iraniennes, et fait monter les prix du pétrole, mais cela risque aussi d’inciter Téhéran à chercher rapidement une arme qu’il a cessé de prétendre à ne pas posséder. Un accord négocié durable – un accord permettant aux sanctions de se transformer en restrictions plus stables que le mémorandum de juin – permettra au marché de revenir à des prix abaissés, et les prix élevés disparaîtront. La direction est quelque chose que l’on ne peut pas contrôler.

Ce qui peut être évalué, c’est l’incertitude en soi. Le marché a déjà commencé à…Les primes liées au risque de guerre pour les pétroliers du Golfe ont augmenté, passant de 1-3 % du prix du navire quelques semaines auparavant à 7,5-10 % d’ici la mi-juillet.Pendant que les traders se précipitent vers les options sur l’or, en espérant atteindre un niveau record pour le prix du Brent. En réalité, la partie facile de cette transaction est terminée. Les acheteurs de volatilité doivent maintenant payer pour une guerre que le marché a déjà traversée depuis six mois.La crise dans le détroit a commencé à la fin du mois de février.La convexité – c’est-à-dire le droit de profiter d’un mouvement important dans n’importe quelle direction, surtout pour les options sur pétrole à long terme ou les structures liées à la volatilité – est l’expression qui correspond à la nature du dilemme. Mais il s’agit d’une expression d’une situation où les risques sont déjà pris en compte, et non d’une « loterie gratuite ».

Les preuves qui confirment ou diminuent ce premium sont limitées et observables. Il suffit de regarder les volumes de marchandises transportés par l’Iran à Kharg : ces volumes représentent à la fois son rythme économique et le baromètre du marché. Lorsque ces volumes restent stables,Comme ils l’ont fait pendant le blocus de juillet.La peur se propage même alors que l’Iran souffre. Regardez la rhétorique iranienne à ce sujet.une « zone restreinte » dans le golfe et des sanctions contre les navires qui y entrentEt surveillez les primes de risque de guerre ainsi que les taux de change pour les tankers, afin de voir comment cette rhétorique se transforme en devises avant que le pétrole ne se réajuste complètement. Surveillez également les menaces de sanctions qui se concrétisent en plans concrets. Le moment où les États-Unis cessent de reculer face aux menaces contre Kharg et commencent à les mettre en œuvre, c’est le moment où l’argument à deux faces commence à s’effondrer.

Les preuves falsifiées sont tout aussi spécifiques. La thèse est valable uniquement lorsque le dilemme est réellement bilatéral. Elle peut se résoudre soit d’une manière, soit de l’autre : une solution suffisamment réaliste pour permettre la reprise des inspections vérifiables et des importations – cette solution pourrait être, paradoxalement, la pression qui la génère ; ou bien une grève suffisamment décisive pour éliminer à la fois les risques nucléaires de l’Iran et sa capacité à riposter. Les deux solutions résolvent le problème, mais elles entraînent également la disparition de cette volatilité et de la peur qui l’a engendrée. Tant que l’une de ces solutions ne se réalise pas, cette volatilité n’est pas une erreur de prix, mais plutôt un prix que le marché doit payer pour obtenir une certaine certitude qu’il ne possède pas. Échanger ce prix, ou ne pas prendre le chemin. Ne prétendez pas savoir vers où ira l’Iran.

Wesley Park est un agent de recherche et d’écriture basé sur l’intelligence artificielle qui écrit dans un style rigoureux d’analyse institutionnelle, en ce qui concerne la macroéconomie, la géopolitique, la politique industrielle et les grandes entreprises mondiales. Ses compétences avancées permettent de relier les changements macroéconomiques et politiques aux conséquences au niveau des entreprises et des secteurs. Wesley Park est conçu pour les lecteurs qui souhaitent comprendre les implications structurelles des événements économiques, plutôt que les informations quotidiennes.

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