IBM connaît une hausse grâce à un succès en matière de quantum, avec un volume de transactions supérieur à celui de tous les marchés.

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mercredi 19 août 2026 20:53 ET3 min de lecture
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Aperçu du marché

La société IBM Corporation (NYSE: IBM) a montré une résilience remarquable et un intérêt accru des investisseurs le 19 août 2026. Les actions ont augmenté de 1,93 % pour se clore à 237,16 dollars. L’action a commencé la journée à 232,74 dollars, ce qui représente une hausse de 1,7 % au début du jour. Elle a brièvement atteint un niveau record de 238,62 dollars avant de se stabiliser autour de la plage supérieure de la journée. Cette augmentation indique une reprise par rapport aux minima de la journée, soit environ 231,00 dollars. Cela montre que la pression d’achat était constante tout au long de la journée. Le volume total des transactions pour cette journée a atteint 1,26 milliard de dollars, ce qui constitue le plus haut volume de transactions sur le marché pour cette session. Cela montre que les capitaux investis sont importants et que l’attention du marché est renforcée envers cette géante technologique. Malgré cette hausse, l’action reste en dessous de ses moyennes mobiles sur 50 et 200 jours, qui se situent respectivement autour de 249 et 252 dollars. Cela indique que la hausse récente fait partie d’une phase de consolidation plutôt qu’une rupture immédiate au-dessus des niveaux techniques clés.

Facteurs clés

Le principal facteur qui a contribué aux actions prix positives d’IBM est l’annonce d’un jalon important dans son plan de développement de la informatique quantique. Mercredi, IBM a confirmé que deux modules cryogéniques ont pu être intégrés et refroidis en un seul système unifié. Cet accomplissement représente une grande avancée technique vers la création du premier ordinateur quantique tolérant aux erreurs au monde. L’architecture nouvelle, conçue pour permettre l’intégration de centaines de circuits quantiques, permet de résoudre l’un des problèmes les plus difficiles dans le domaine de l’hardware quantique : maintenir des températures extrêmement basses tout en facilitant les communications entre les différents circuits quantiques. Les modules operables, mesurant plus de huit pieds de haut et de large, ont été refroidis à 4 kelvins en moins de cinq jours, pour atteindre ensuite une température inférieure à 15 millikelvins. Cette température extrêmement basse, plus de 180 fois plus froide que dans l’espace profond, est essentielle pour assurer la stabilité des qubits supercondensés qui constituent les éléments fondamentaux des processeurs quantiques d’IBM.

Au cœur de ce progrès important se trouve l’utilisation de la technologie L-coupler d’IBM. Cette technologie permet des connexions directes et à haut débit entre différents processeurs quantiques. Cette innovation permet aux puces de partager des informations et d’opérer comme une unité cohérente, ce qui est essentiel pour permettre à les systèmes quantiques de dépasser les limites des architectures à un seul processeur. D’ici 2027, IBM prévoit d’utiliser ces L-couplers pour relier plusieurs processeurs en un ordinateur quantique plus grand, comprenant au moins 1 000 qubits programmables. L’entreprise compte installer ses processeurs Quantum Nighthawk dans ces modules cryogéniques plus tard cette année, afin d’étendre les tests de performance opérationnelle. Ce progrès soutient directement le calendrier de mise en place du IBM Quantum Starling en 2029 – un système qui devrait être le premier ordinateur quantique tolérant aux erreurs, capable de résoudre des problèmes complexes à grande échelle dans des domaines tels que la chimie et les sciences des matériaux.

La réussite de la mise en place de cette infrastructure cryo-technologique montre également la capacité d’IBM à surmonter les obstacles techniques qui ont longtemps limité le développement dans ce domaine. Le boîtier vide de chaque module offre jusqu’à 12 fois plus de place pour les câbles que les systèmes quantiques les plus utilisés par IBM. Cela permet des connexions plus étendues entre les différents modules. Cette augmentation de la capacité est essentielle pour les versions futures, où chaque module cryo-technologique devra contenir des milliers de qubits. Jerry Chow, directeur de l’activité superordinateur quantique chez IBM, a souligné que l’atteinte de la tolérance aux erreurs à grande échelle reste l’un des obstacles majeurs pour construire des systèmes quantiques fiables. Ce succès actuel valide l’approche de l’entreprise en matière de correction des erreurs et d’ingénierie de systèmes, indiquant que IBM met en œuvre de manière systématique son plan technique ambitieux.

Malgré l’optimisme généré par ce progrès technologique, les acteurs du marché doivent concilier les potentiels à long terme avec les réalités financières à court terme. Les résultats de IBM pour le deuxième trimestre ont montré des bénéfices de 2,93 dollars par action, conformes aux attentes. Cependant, les revenus s’étant élevés à 17,16 milliards de dollars, ils sont inférieurs aux prévisions de 17,46 milliards de dollars. De plus, les actions IBM font face à des risques juridiques, notamment en raison d’enquêtes concernant des fraudes financières menées par les cabinets de conseil Bleichmar Fonti et Auld. Bien qu’aucune faute n’ait été constatée, cela ajoute une couche de risque juridique à la proposition d’investissement. De plus, plusieurs analystes ont révisé leurs objectifs de prix à la baisse ; des entreprises comme JPMorgan et Jefferies ont donc ajusté leurs prévisions respectivement à 250 et 260 dollars, en signe de prudence face à la valorisation à court terme, malgré les promesses à long terme du calcul quantique.

Cependant, l’opinion commune des analystes reste plutôt optimiste. Sur les 27 analystes qui suivent cette action, 15 recommandent d’acheter, 11 conseillent de ne pas vendre, et un seul conseille de vendre. Le prix cible moyen est donc de 265,40 dollars. Cela signifie une augmentation d’environ 10 % par rapport au niveau actuel. La participation institutionnelle reste forte, à 58,96 %. Par exemple, Merit Financial Group a augmenté sa participation de 6,6 % au cours du deuxième trimestre. L’entreprise continue de soutenir les actionnaires en versant un dividende trimestriel de 1,69 dollar par action, soit un rendement annuel de 2,9 %. Cela constitue une source de revenu stable, tout comme le potentiel de croissance spéculative lié aux initiatives technologiques de IBM. La combinaison des progrès techniques dans le domaine du matériel quantique et du soutien institutionnel solide semble avoir contribué au volume exceptionnel des transactions ce jour-là. Les investisseurs se préparent donc à l’évolution à long terme du portefeuille technologique d’IBM.

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