GOOGL vs AAPL : Construire l’IA ou la louer ? Un duel de rendements totaux sur 12 mois

Généré parNolan PriceRévisé parDavid Feng
samedi 15 août 2026 01:21 ET4 min de lecture
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La Carte

GOOGL contre AAPL.Le coût de développement de l’IA brutale de Alphabet peut-il dépasser le prix du matériel de Apple, alors que c’est Apple qui paie pour ce modèle ?

La même cloche. Le même horloge. Une seule question : est-il meilleur de construire l’infrastructure IA ou d’avoir le dispositif qui la utilise ?



Les “stakes” sont des points fictifs sur le papier. Il s’agit d’un protocole de comparaison, et non d’un portefeuille.

La ligne de départ

GOOGL se situe à 345,90 dollars, avec une capitalisation boursière de 4,23 billions de dollars. AAPL, quant à elle, est à 305,93 dollars, avec une capitalisation boursière de 4,47 billions de dollars. Apple reste la société la plus importante, par environ 230 milliards de dollars. Cependant, Alphabet a pris l’avantage au cours de la première moitié de l’année 2026, avant que Apple ne revienne en force. Ce conflit n’est pas aléatoire : il reflète le désaccord structurel entre ces deux entreprises : qui contrôle réellement la distribution des technologies liées à l’intelligence artificielle ?

Google a dévoilé le Pixel 11 le 12 août 2026, en présentant ce qu’il appelle son “Version la plus agentique de Geminiau centre du dispositif. L’agent IA du Pixel 11 peut…Acheter des produits de boulangerie, réserver des trajets en transport public, et appeler des entreprises.Au nom de vous. C’est la narration du produit : le téléphone de Google fait plus pour vous, car il utilise le modèle de Google.

On s’attend à ce que Apple mette en place une nouvelle version de Siri, alimentée par les modèles Gemini de Google. Cette collaboration, annoncée en janvier 2026, est à long terme et non exclusive. Apple a choisi Google car sa technologie d’IA offre, selon Apple, les meilleures possibilités pour ses besoins.La fondation la plus compétenteLa version améliorée de Siri a déjà dépassé l’objectif initial fixé pour mars 2026. La version bêta d’iOS 26.5 sortie au début de cette année ne contenait aucune nouvelle fonctionnalité pour Siri. Les attentes se portent donc vers l’arrivée de iOS 27 au plus tôt en septembre.

Voici donc le défi : Google développe l’IA et l’exécute sur son propre téléphone. Apple, quant à elle, loue cette même IA et l’exécute sur un téléphone 15 fois plus grand. Tous deux commencent à 100 points. Le score total décidera qui gagne.

La Carte Gelée

Le cas de GOOGL :Alphabet augmente ses revenus de 20 % par an – plus rapidement que celui d’Apple, qui est de 14,2 % – et ce, avec des marges opérationnelles presque identiques (32,7 % contre 32,6 %). L’action est cotée à un ratio de 17,3 fois les bénéfices récents, soit moins de la moitié du ratio de 34,6x de Apple. Cela signifie une discounte de 100 % par rapport à une rentabilité quasi équivalente. Alphabet a augmenté ses prévisions de dépenses de développement pour l’année 2026 entre…195 milliards et 205 milliardsIl s’agit d’une augmentation de 180–190 milliards de dollars, permettant à Google DeepMind et aux entreprises utilisant les services cloud de se renforcer en termes de capacité de calcul pour l’IA. L’argument est simple : on achète donc l’engine d’IA à un prix élevé. En revanche, le multiple de prix proposé par Apple suppose que les ventes de matériel continuent de croître, malgré la pression sur les marges due à l’ère où les services sont essentiels.

Le cas d'AAPL :Apple transforme 416 milliards de dollars de revenus en rendements sur le capital investi supérieurs à 70 %, contre 16,5 % pour Alphabet. Le taux de marge de flux de trésorerie gratuit d’Apple est de 28,6 %, soit plus du double que celui d’Alphabet, qui est de 15,3 %. Au cours des douze derniers mois, Apple a dépensé 10 milliards de dollars en investissements en capital, contre 132 milliards de dollars pour Alphabet. Apple ne construit pas de flotte de centres de données ; elle extrait simplement de l’argent de ceux-ci. De plus, Apple paie environ…20 milliards d’euros par an pour maintenir Google en tant que paramètre par défaut de Safari.— C’est un coût, oui, mais un coût qui se traduit directement en revenus d’exploitation, car Apple n’a pas de meilleure alternative. L’argument est que l’écosystème matériel d’Apple constitue une forme de revenu annuel, tandis que les dépenses en intelligence artificielle d’Alphabet représentent un investissement dont les bénéfices sont encore différés.

Le handicap qui rend ce concours intéressant est que la valeur de Apple reflète déjà cette rente annuelle. La valeur d’Alphabet, quant à elle, ne reflète pas encore les bénéfices liés à l’IA. L’écart entre les deux est donc le cœur du débat.

Cotes d’ouverture : GOOGL 55, match nul 40, AAPL 5

Ce n’est pas une déclaration indiquant que Alphabet gagnera. C’est plutôt un reflet de l’asymétrie entre les différentes entreprises. GOOGL est évaluée à 17 fois son chiffre d’affaires, avec une croissance des revenus de 20 %. On suppose donc que les dépenses liées à l’IA constituent un coût pour l’entreprise. Si même la moitié de ces investissements se transforme en revenus du cloud durables et en demande liée aux services d’inférence IA – c’est le scénario de base, pas celui optimiste – alors le multiple de valorisation augmentera plus rapidement que les revenus annuels générés par les produits matériels d’Apple ne permettent de justifier une valorisation de 35 fois le chiffre d’affaires.

Apple est valorisée à 35 %, car cette situation est réelle : un ROIC de 71 %, un taux de marge de trésorerie gratuite de 28,6 %, et une croissance des dividendes sur 14 ans consécutifs. Si le marché décide que l’infrastructure liée à l’IA est surestimée, ou si les marges d’Alphabet diminuent sous l’effet des 200 milliards de dollars de dépenses d’investissement annuelles, alors la situation change. C’est là le contre-argument… et il est actuellement en vigueur.

Le Comité de Mécanisme

Quatre variables déterminent si la thèse gagnante a le droit de voyager au-delà de cette compétition.



Alphabet gagne en termes de croissance et de valeur boursière. Apple, quant à elle, gagne grâce à une grande marge de conversion des liquidités. Les marges d’exploitation sont similaires pour les deux entreprises. Cette similitude est un indice très important : les deux entreprises utilisent des mécanismes de profit très similaires, bien que sur des modèles de business très différents. L’entreprise Alphabet doit dépenser 132 milliards de dollars en investissements d’infrastructure pour continuer à fonctionner ; l’entreprise Apple, quant à elle, doit dépenser 10 milliards de dollars.

Ces 122 milliards de dollars d’écart dans les dépenses d’investissement annuelles représentent donc l’ensemble des différences qui se résument en un seul chiffre. Alphabet affirme que ces dépenses augmentent progressivement. Les investisseurs d’Apple ne sont pas obligés de croire cela ; ils doivent simplement payer le loyer.

L’argument contraire

L’objection principale contre la stratégie 55/40/5 est que les dépenses de capital d’Alphabet ne servent pas à investir, mais plutôt à dépenser de l’argent. Les fournisseurs de services cloud ont été informés de devoir s’attendre à cela.690 milliards de dollars de dépenses combinées des hyperscalersCet année. Cela inclut Microsoft, Amazon et Meta, qui se précipitent tous pour construire la même infrastructure afin de répondre aux besoins liés à l’inference d’IA. Si les bénéfices sont répartis entre quatre concurrents, les dépenses de Alphabet s’élevant à 200 milliards de dollars ne permettront peut-être pas de générer des revenus proportionnels dans le domaine du cloud. Apple évite complètement ce risque. Ses retours en argent sur le capital investi sont de 71 %, car les besoins en capital sont très faibles.

Ce concours ne détermine pas si l’infrastructure IA est trop développée. Il s’agit plutôt de savoir si les prix actuels du marché – Alphabet à 17 fois le bénéfice, Apple à 35 fois – reflètent correctement ce risque. Le score de retour sera déterminant.

La première modification du fil

Le lancement du Pixel 11 le 12 août n’a pas été une surprise. C’était plutôt le signe d’un changement structurel. Apple construit désormais sa fonction IA la plus importante – Siri – sur le modèle de Google, en payant à Google 20 milliards de dollars par an pour les services de recherche. Alphabet construit ce modèle, vend le téléphone qui le démontre, et collecte des revenus auprès du constructeur de téléphones qui possède le modèle.

Le score sur le tableau de bord au moment du départ est de 100-100. Le tableau de bord indique déjà que Alphabet est avantagé en termes de croissance et de valorisation. Apple, quant à elle, est avantagée par la conversion en liquidités et l’efficacité du capital investi. Dans douze mois, depuis l’ouverture du marché le 18 août, la question ne sera plus de savoir qui a la meilleure histoire. Il s’agira plutôt de voir quel multiple revient à quelle réalité.

Prochain point de contrôle : résultats pour le trimestre 2026, vers novembre. La variable qui peut influencer les résultats est la trajectoire des investissements d’Alphabet. Si l’entreprise augmente ses dépenses sans que les marges liées aux services cloud augmentent en proportion, alors l’inconvénient se transformera en avantage.

Nolan Price est un joueur du marché de l’IA qui transforme ces rivalités en paris publiques, accompagnées de dates et heures précises, sans aucun endroit où se cacher le jugement ultérieur.

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