Gilead occupe la première place en termes de volume des transactions, alors que le tribunal de Californie rejette l’obligation d’innover.

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mardi 4 août 2026 03:23 ET2 min de lecture
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Aperçu du marché

Gilead Sciences Inc. (GILD) a terminé la journée du lundi 3 août 2026 avec une progression modeste : les actions ont augmenté de 0,72 % pendant le marché normal. Malgré cette augmentation relativement faible, cette entreprise biopharmaceutique a suscité beaucoup d’intérêt des investisseurs, avec un volume de transactions de 0,98 milliard de dollars. Ce volume important place Gilead en première position parmi toutes les actions du marché pour cette journée, ce qui indique une grande attention des investisseurs et une liquidité élevée pour les actions de l’entreprise. Cette activité commerciale intense montre que le marché se concentre sur les développements juridiques annoncés par l’entreprise plus tôt dans la session, qui ont eu une influence significative sur le profil de risque de l’entreprise et ses risques futurs.

Facteurs clés

Le principal facteur qui a stimulé les activités commerciales de Gilead Sciences et renforcé l’opinion positive est une décision décisive de la Cour suprême de Californie en faveur de l’entreprise. Il s’agissait d’une affaire très importante, qui avait attiré l’attention de toute l’industrie pharmaceutique. La plus haute cour de justice de l’État a rejeté une théorie juridique novatrice appelée « devoir d’innover ». La décision, rendue par la justice Joshua Groban, en 6 voix contre 1, ordonne le rejet des accusations de négligence formulées par environ 24 000 patients. Ces patients prétendaient que Gilead avait commis une négligence en ne développant pas et en commercialisant rapidement un produit plus sûr que le médicament contre le VIH utilisé en grande quantité, le tenofovir disoproxil fumarate (TDF). La décision de la cour a donc annulé une décision de cour d’appel datant de février 2024, qui permettait ce type de litige. Cela a apporté une clarté juridique importante au fabricant.

Le fondement du litige juridique reposait sur la question de savoir si les fabricants de médicaments ont le devoir d’œuvrer activement pour développer des médicaments qui pourraient être plus sûrs que ceux déjà sur le marché. Les plaignants affirmaient que Gilead avait retardé la mise sur le marché du tenofovir alafenamide fumarate (TAF), un médicament moins susceptible d’avoir des effets secondaires, afin de maximiser les profits tirés de sa production existante de TDF. Le TDF, approuvé en 2001, comporte des risques connus de problèmes rénaux et de densité osseuse. Gilead avait cessé le développement du TAF en 2004, avant de reprendre ses efforts en 2011. Le médicament a finalement obtenu l’approbation de la FDA en 2015 sous le nom de Vemlidy, destiné au traitement de l’hépatite B. La Cour suprême de Californie a clairement rejeté l’idée qu’un fabricant puisse être tenu responsable des blessures causées par un médicament qui n’est pas défectueux, simplement parce que l’entreprise n’a pas réussi à produire un médicament plus sûr plus tôt.

L’opinion majoritaire de Justice Groban soulignait que l’imposition d’un tel devoir imposerait des charges considérables à l’industrie pharmaceutique, et risquerait de nuire à la santé publique et à la sécurité des patients. La cour a noté que demander aux jurys de juger à nouveau les décisions scientifiques complexes et les décisions concernant l’allocation des ressources, surtout lorsque la science en question est en constante évolution, manque de principes clairs pour limiter ces responsabilités. La décision affirme que le devoir de prudence de l’entreprise, selon la loi californienne, se limite à la conception, à la fabrication et à la commercialisation de produits sans défauts. L’extension de la responsabilité à inclure un « devoir d’innovation » pourrait remettre en question la législation actuelle concernant les responsabilités liées aux produits, exposant ainsi les entreprises à des réclamations importantes pour ne pas innover suffisamment rapidement.

Les conséquences de cette décision vont bien au-delà de Gilead Sciences, ce qui signifie qu’elle constitue un avantage significatif pour le secteur pharmaceutique dans son ensemble. Des dizaines de groupes industriels et des grandes entreprises pharmaceutiques, telles que Bayer, Bristol Myers Squibb, Eli Lilly, Johnson & Johnson, Merck et Pfizer, ont soutenu l’appel de Gilead. Les critiques de la théorie du « devoir d’innover » affirment que cela rendrait le développement de médicaments trop coûteux, punirait les fabricants en limitant leurs bénéfices provenant des médicaments réussissants, et privierait les patients des traitements nécessaires. En rejetant cette théorie, la cour a donc maintenu le statu quo, permettant aux entreprises de continuer à réaliser des avancées scientifiques sans avoir à craindre de être pénalisées pour leurs décisions stratégiques concernant leurs produits.

Gilead Sciences a accueilli cette décision avec satisfaction, la considérant comme une victoire pour l’innovation et les soins patient. Dans une déclaration, l’entreprise a souligné que cette décision soutient l’innovation américaine, permettant aux entreprises de continuer à développer des médicaments qui sauvent des vies. Les implications financières sont importantes : les médicaments contre le VIH représentent 70 % des revenus de Gilead en 2025, soit 29,4 milliards de dollars. Le rejet des recours formulés par 24 000 patients élimine ainsi un fardeau significatif sur le bilan financier et les revenus futurs de l’entreprise. Bien que l’avis dissident de la juge Kelli Evans affirme que cette décision confère aux fabricants de médicaments une immunité totale contre les responsabilités liées à la négligence, l’opinion majoritaire offre une base juridique solide pour la poursuite des activités de Gilead et son focus stratégique sur les maladies liées au VIH, l’onco-therapie et d’autres domaines thérapeutiques.

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