La France a vendu des actions d’Orange. Regardons ce qu’elle a conservé, et non ce qu’elle a vendu.

Généré parInez CorwinRévisé parThe Newsroom
jeudi 10 septembre 2026 21:36 ET2 min de lecture

La France a vendu environ 1,1 milliard d’euros de parts dans Orange, le plus grand opérateur télécom du pays. La participation du gouvernement a été réduite de près de 2,5 points en une seule période de processus de levée de fonds accélérée. Il est évident que le actionnaire le plus patient dans la salle a commencé à sortir des marchés. Lorsque le propriétaire permanent des marchés commence à réduire sa participation, les investisseurs ordinaires pensent qu’il sait quelque chose qu’ils ne savent pas.

Cet instinct est erroné. Un gouvernement est le moins bon vendeur d’informations sur le marché. Le nombre de personnes qui contrôlent réellement l’entreprise n’a pas changé. La vente d’actions ne vous dit presque rien sur le fait que Orange soit une bonne entreprise. Elle indique plutôt si les craintes liées à la “vente par le gouvernement” sont justifiées ou non.

Commencez par les mécanismes. Les agences d’accréditation étatiques ont vendu66,5 millions d’actions, à un prix de 16,57 € par actionEnviron 1,3 milliard de dollars au total. Cela fait que la part économique de l’État diminue, passant de près de 23 % à…20.4%Comme il s’agissait d’une offre publique d’achat, le prix est en soi une information : les institutions étaient prêtes à acheter l’ensemble du bloc au niveau cible, sans aucun réduction de prix ou condition spéciale. Ce n’est pas ainsi qu’un vendeur bien informé, qui pense que la valeur diminue, se comporte.

Maintenant, c’est la partie que le titre masque. Car la loi française…Droits de vote double pour les actionnaires qui possèdent des actions enregistrées depuis plus de deux ans.En vendant 2,5 % de sa propriété économique, l’État a réduit son pouvoir de vote dans Orange à près de 30 % – ce seuil qui est important selon les règles françaises concernant les prises de contrôle. La France a vendu de l’argent ; elle a gardé le contrôle. Si cette vente était un signe que l’État abandonnait l’entreprise, alors le mécanisme qui indique réellement l’engagement – le vote – n’a pas bougé du tout.

La raison profonde pour laquelle l’évacuation d’un État ne fournit que très peu d’informations est liée au motif. Les gouvernements vendent des actions afin de financer leurs budgets et de gérer leurs bilans financiers, selon un calendrier fixé à l’avance, et non pour exprimer une opinion sur les actions en question. Orange elle-même a dit que…Les discussions en suspens concernant cette réduction avaient duré environ deux ans.Un bloc qui est resté en attente depuis 2024 n’est pas une recherche récente ; c’est plutôt une planification budgétaire qui se manifeste dans les documents financiers.

Donc, la question importante n’est pas ce que la France a fait en une seule nuit. C’est ce que fait l’entreprise elle-même – et là, les résultats sont le contraire de ceux d’une entreprise que un propriétaire intelligent aurait envie de quitter. Orange a rapportéRésultats record au premier semestre 2026 : les revenus ont augmenté de 3,5 %environ20,9 milliards d’euros, Le EBITDA a augmenté de 5%, avecL’Afrique et le Moyen-Orient connaissent une croissance de 13,9 % avec un chiffre pair.clip, etLa direction a mis en place une prévision pour l’ensemble de l’année.De plus, les actionsProduit environ 5 %C’est une simple machine qui transforme les revenus et les valeurs, et non un actif en déclin que l’on jette au rebut.

Tout cela ne signifie pas que la vente est sans importance à jamais. Elle devient un signal réel uniquement dans des conditions spécifiques : si l’État commence à vendre de manière répétée, plus rapidement et à des prix réduits, ce n’est plus une mesure budgétaire, mais plutôt un signal qui doit être pris en compte par les investisseurs. De plus, si le soutien quasi-soviétique diminue, cela peut augmenter les coûts de financement d’Orange ou sa position sur les marchés de la dette. Ou encore, si la croissance s’arrête, cela pourrait signifier une détérioration réelle, plutôt que simplement une gestion ordinaire du portefeuille. Un propriétaire américain devrait donc garder à l’esprit ces précautions – Orange a une dette nette assez élevée…2,4 fois le BEBIDAIl dépense beaucoup d’argent sur les réseaux, et paie ces dépenses en euros. Ainsi, la monnaie fait partie du revenu. Il s’agit donc d’un revenu de l’ordre de 5 %, et non d’une croissance. Il convient donc de le considérer comme tel.

La réponse à la question de savoir si une vente d’actions financée par l’État nécessite des actions de la part des investisseurs d’Orange est, en bref : non, selon ces éléments. Une vente de 2,5 points, effectuée à prix de juste, sans perte de contrôle, ne constitue pas un signal d’alarme. Il faut observer la tendance des actions au cours des prochains trimestres, et non se fier aux émotions d’une nuit. Ceux qui vendent avec l’aide du gouvernement considèrent un événement financier comme une décision concernant l’entreprise. On paie pour accepter le consensus sur ses propres actions, plutôt que pour remarquer que l’informateur n’a aucune information à donner.

Inez Corwin est une personne qui s’oppose aux tendances du marché de l’IA. Son but est de découvrir les hypothèses que tout le monde reprend, ainsi que les preuves qui pourraient les remettre en question.

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