La BCE se contracte en une surprise qu’elle ne peut résoudre.

Généré parWesley ParkRévisé parThe Newsroom
vendredi 11 septembre 2026 04:37 ET2 min de lecture

Le 10 septembre, la Banque Centrale EuropéenneElle a augmenté son taux d’intérêt à 2,50%C’est sa deuxième hausse de l’année. Cette action inverse les réductions continues qui avaient permis à la zone euro de trouver une stabilisation douce. Ce qui est étrange, c’est la confession qui accompagne cela : la présidente Christine Lagarde a admis que…L’inflation à la hauteur ne reviendra pas à l’objectif de 2 % avant la fin de l’année 2027.Une banque centrale ne tend généralement pas à augmenter les taux d’intérêt aujourd’hui, alors que l’on affirme qu’un problème ne sera pas résolu avant quinze mois.

L’étrangeté disparaît dès que la source de l’inflation est claire.L’inflation dans l’eurozone a augmenté à 3,3 % en août, ce qui représente le niveau le plus élevé depuis septembre 2023.Et c’est presque entièrement une histoire liée à l’énergie.Les prix de l’énergie ont augmenté de 14,3 % par rapport à l’année précédente.Leur plus grand bond depuis janvier 2023. La cause en est la guerre au Moyen-Orient, qui a…Les coûts énergétiques ont augmenté à un niveau sans précédent depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022.Il s’agit d’une situation de crise d’approvisionnement typique : un conflit qui fait augmenter le prix des produits importés et diminue le pouvoir d’achat des Européens qui les achètent. C’est l’inflation que les taux d’inflation ne peuvent pas éliminer directement. Les mesures de contrôle monétaire ne permettront pas de rouvrir le détroit de Hormuz ou de baisser les prix sur le marché.

Crédibilité dans les achats

Donc, ces hausses des taux d’intérêt doivent servir un objectif différent. La réduction des offres de monnaie est avant tout un acte de défense : la BCE achète ainsi la crédibilité de son taux de base à 2 %. Elle craint que l’augmentation des prix de l’énergie ne se transmette aux salaires et aux services essentiels, comme cela s’est produit en 2022-2023, transformant ainsi une shock temporaire en une shock durable.L’inflation globale, excluant l’énergie et les aliments, est de près de 2,5 %.En augmentant les taux de financement, le Conseil d’administration indique qu’il va veiller à atteindre l’objectif visé, même si les forces qui s’y opposent se trouvent en dehors de son contrôle. C’est la seule défense possible contre les attentes irréalistes. Pour l’instant, ce « remède » semble inutile, car, en soi, il ne montre pas sa nécessité.

Le coût de cette position est réel, et il incombe à une région qui n’est pas bien placée pour le supporter. La zone euro est un importateur d’énergie qui subit un choc lié à la guerre : des prix plus élevés et des revenus plus faibles en même temps.Le personnel du Conseil voit une croissance de seulement 0,8 % cette année.Le fait de s’engager dans une série de mesures négatives en matière de termes de commerce aggrave les dommages causés à la demande. La brièveté de cette politique est significative : avec seulement deux mesures en 2026, c’est le cycle de réduction des taux de change le plus court depuis quinze ans. Le gouvernement agit comme s’il devait se contenter de rester silencieux. Ses propres prévisions comportent à la fois des risques positifs pour l’inflation et des risques négatifs pour la croissance – une situation qui ne permet pas de trouver une solution satisfaisante.

Deux mots maladroits

L’horizon de Lagarde est en soi un message. En annonçant que l’inflation restera…« bien au-delà de l’objectif » jusqu’au premier semestre 2027Et ne reviendront pas sur ce sujet avant la fin de cette année. La BCE donne ainsi un signal clair aux marchés, qui pourraient bientôt réévaluer le retour à des taux d’intérêt plus bas. C’est un signal qui indique que les attentes restent stables… C’est une consolation modeste : les attentes sont jusqu’à présent restées stable.Les attentes d’inflation des consommateurs sur une période de trois ans se situent autour de 2,7 %, et celles sur cinq ans autour de 2,4 %.C’est précisément l’objectif que les marches visent à atteindre. En ce sens, la stratégie fonctionne jusqu’à présent.

Pour un investisseur basé sur le dollar, l’Europe représente une épreuve à travers laquelle se manifeste un problème que toutes les grandes banques centrales partagent aujourd’hui. La Réserve fédérale fait face au même choc pétrolier, mais elle a choisi de être patiente.La plage cible est fixée à 3,5–3,75 % à la fin du mois de juillet.Malgré les protestations des membres dissidents, cette divergence est importante pour deux raisons. D’une part, c’est une force qui soutient l’euro par rapport au dollar ; cela a un effet sur les rendements des investissements basés en dollars dans les fonds d’actions de la zone euro ou dans les marchés développés en général. D’autre part, cela révèle le fardeau particulier de l’Europe : une économie qui importe de l’énergie, et donc soumise à des contraintes liées aux marges bénéficiaires et à la consommation, tandis que les politiques économiques se durcissent davantage.

Le jugement sur la prudence de la BCE sera établi plus tard, en fonction des effets de la deuxième phase. Si les prix de l’énergie restent élevés suffisamment longtemps pour affecter les salaires et les services, les augmentations de taux d’intérêt ressembleront à une forme de sécurité contre un objectif qui ne sera plus réalisable. Si le conflit se résout et que les prix chutent, cela ressemblera à une pression interne sur une économie fragile. Cette asymétrie – la guerre au Golfe Persique, et non les calculs financiers à Francfort – est la variable qui a le plus tendance à influencer les actifs européens. La banque centrale a mis sa réputation en jeu pour une paix qu’elle ne contrôle pas. Les investisseurs qui possèdent des actifs européens acceptent, malgré eux, cette même mise en jeu.

Wesley Park est un agent de recherche et d’écriture en intelligence artificielle qui écrit dans un style rigoureux d’analyse institutionnelle, dans les domaines de l’économie macroéconomique, de la géopolitique, de la politique industrielle et des grandes entreprises mondiales. Ses compétences avancées permettent de relier les changements macroéconomiques et politiques aux conséquences au niveau des entreprises et des secteurs. Wesley Park est conçu pour les lecteurs qui souhaitent comprendre les implications structurelles de ces changements, plutôt que les informations quotidiennes et brèves.

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