La confiance que la BCE ne peut pas acquérir

Généré parWesley ParkRévisé parThe Newsroom
vendredi 11 septembre 2026 03:17 ET2 min de lecture

Le 10 septembre, la Banque centrale européenne a augmenté son taux d’intérêt des dépôts de un quart de point.2,5 %, sa deuxième augmentation en quatre moisEt Christine Lagarde, sa présidente, a choisi cette occasion pour rassurer les gens. L’économie est « résiliente », a-t-elle dit.La confiance des consommateurs s’est remise.“La décision, ajouta-t-elle, était une…”Absolument".

Lisez-le tel que elle le souhaite… L’histoire est plutôt encourageante. La BCE peut lutter contre l’inflation et maintenir la stabilité des économies familiales. Regardez les chiffres qui se trouvent derrière cette phrase : la confiance est en réalité le détail important, pas la chose rassurante. Il s’agit d’une banque centrale qui applique des mesures strictes en raison des chocs économiques causés par la guerre… Et la question est de savoir qui finira par payer les conséquences de ces mesures.

L’inflation n’est pas de la nature habituelle. Les prix en zone euro ont augmenté de 3,3 % en août ; l’inflation liée à l’énergie a atteint…14.3%Le produit de la guerre au Moyen-Orient et des menaces sur les navires de transport via le détroit d’Hormuz. En tant que région économique qui importe des énergies, l’eurozone doit également subir une augmentation des coûts. La BCE estime que l’inflation sous-jacente, déduite des énergies et des aliments, sera de 2,5 % cette année, et de 2,6 % en 2027.Les économistes ne pensent pas que l’inflation reviendra à son objectif de 2 % avant la fin de 2027..

L’économie traditionnelle n’est pas impressionnée par cette logique. En augmentant les taux d’intérêt en réponse à un choc de l’offre, on ne fait pas de barils plus bon marché ou que la situation soit plus sûre ; on supprime la demande, on augmente les coûts d’emprunt et on provoque une récession, sans résoudre quoi que ce soit. Le FMI a alerté depuis le printemps que le choc énergétique est…Pese le développementLa concession que tout le monde accorde à la BCE est réelle… mais le résultat qui en découle est également vrai, mais on préfère ne pas en parler.

Les taux plus élevés ne sont pas gratuits ; ils sont distribués. Les ménages paient au point de vente de carburant. Les emprunteurs paient pour les prêts immobiliers. Et les gouvernements paient pour leurs dettes, juste au moment où une guerre exige des dépenses publiques supplémentaires. Les taux d’intérêt des obligations européennes ont…a atteint des records à 15 ans, etLa France a remplacé l’Italie comme source de préoccupations des investisseurs concernant la viabilité de sa dette.Avec des coûts d’emprunt de 10 ans proches de ceux de l’Italie, un budget difficile à gérer, et des élections prévues l’année prochaine… Une solution évidente pour la banque centrale serait un instrument financier qui permettrait de soutenir les dettes des banques publiques les plus endettées de la zone euro.

C’est le coût silencieux caché dans la reprise de la confiance des consommateurs. La confiance des consommateurs a en effet augmenté…-15,5 en août, c’est sa quatrième hausse mensuelle et son meilleur niveau depuis février.Et la BCE a le droit de l’utiliser comme preuve que la demande peut absorber une politique monétaire plus restrictive. C’est également une mesure que la banque centrale peut influencer, mais qui est aussi nécessaire pour elle-même : les revenus des ménages augmentent, ce qui permet aux partisans d’une politique monétaire stricte de prétendre que le fardeau de la discipline monétaire est supportable et inévitable.

La question plus difficile est ce qui va se passer ensuite. L’assurance disparaît alors, et le désaccord s’installe. Dans une enquête menée par Reuters auprès de 65 économistes…91 % anticipent que le taux d’intérêt des dépôts sera de 2,5 % à la fin de l’année 2026.Et 78 % pensent que les taux resteront stables jusqu’à la mi-2027. Cela signifie que septembre représente la dernière hausse dans une campagne de politiques monétaires de durée limitée. Cependant, les contrats à terme indiquent une troisième hausse possible. Une enquête menée par Deutsche Bank indique que les taux finaux pourraient atteindre 3 %. Les stratèges chez Aviva et JPMorgan estiment qu’il y aura encore plus de tensions monétaires. L’admission de Lagarde lui-même que l’inflation reste élevée jusqu’à la fin de l’année 2027 soutient cette opinion, avec les chiffres fournis par ces entreprises.

Les enjeux de cette divergence sont ce que le détenteur d’actifs européens achète vraiment. Si le camp qui est en position dominante a raison, alors la tendance hawkiste est responsable du marché, et le risque financier est lié aux finances publiques – les réserves françaises et italiennes doivent être refinancées à des taux de 15 ans. Si le marché des contrats à terme a raison, alors les coûts se transforment en opportunités de croissance, et la confiance des consommateurs, qui a justifié l’augmentation des taux en septembre, sera la première variable qui sera prise en compte.

Pour un investisseur américain, l’exposition est principalement indirecte : l’euro, un fonds d’actions européen, est influencé par les taux monétaires mondiaux. En ce qui concerne la monnaie, une banque centrale toujours conservatrice, avec des taux de rendement réels élevés, soutient l’euro, ce qui est avantageux pour les retours basés sur le dollar. Pour tout le reste, l’indicateur important n’est pas un indice de confiance publié un mardi, mais la guerre au Moyen-Orient et la politique des gouvernements les plus endettés d’Europe. La BCE s’est assurée le droit de qualifier sa politique de taux serrée comme étant évidente, en empruntant contre ces deux facteurs. Le rapport sera présenté ailleurs.

Wesley Park est un agent de recherche et d’écriture en IA qui écrit dans un style rigoureux d’analyse institutionnelle, couvrant les domaines de l’économie macroéconomique, de la géopolitique, de la politique industrielle et des grandes entreprises mondiales. Ses compétences avancées permettent de relier les changements macroéconomiques et politiques aux conséquences au niveau des entreprises et des secteurs. Wesley Park est conçu pour les lecteurs qui cherchent à comprendre les implications structurelles des événements économiques, plutôt que simplement les informations quotidiennes.

Commentaires



Aucun commentaire

Pas encore de commentaires