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Un acheteur captif : pourquoi Quebecor continue de payer les droits de diffusion des matchs de la LNH en français
En avril 2025, la National Hockey League a vendu à Rogers Communications, une société canadienne de télécoms, le droit de diffuser chaque match du pays pendant douze ans, pour un prix de…11 milliards de dollars C$, soit 7,7 milliards de dollars US — Plus que le double du contrat précédentLe fournisseur de monopole avait obtenu un loyer généreux. La question qui se pose est : qui finit par payer cette somme ? La réponse commence à se dessiner. Quebecor, le groupe médiatique et télécom du Québec, a accepté…Un nouveau contrat de sous-licence de 12 ans pour diffuser les matchs nationaux de l’NHL en langue française sur TVA Sports.Cela fait de Quebecor, et non l’NHL ou Rogers, le premier payeur identifié de ce billet.
Commencez par les calculs arithmétiques du acheteur.TVA Sports a perdu plus de 197 millions de dollars canadiens en revenus avant impôts depuis qu’elle a commencé à diffuser les matchs de l’NHL en 2014.D’ici 2024, cela était déjà payé.73 millions de dollars par an pour tous les droits de programmation au Canada.Son dirigeant a clairement dit que Quebecor ne disposait pas des « moyens ou du modèle d’affaires » nécessaires pour payer l’« montant exorbitant » exigé par la ligue. Il a également prévenu que « personne ne devrait être surpris si TVA Sports cessait d’exister ». Un lecteur raisonnable pourrait en conclure que l’entreprise abandonnerait son activité. Mais en réalité, elle s’est retrouvée coincée pendant encore douze ans, jusqu’à 2037-38, au même rythme que le mandat de Rogers.
L’instinct de trouver des contradictions est faux. La rénovation était la solution moins coûteuse parmi les deux mauvaises options. TVA Sports existe pour empêcher que RDS, la chaîne de langue française concurrente de Bell, puisse avoir une propriété totale sur le hockey. En abandonnant le package national, Quebecor donne à son principal concurrent celui de l’événement sportif qui reste le plus important pour les abonnements et les publicités au Québec… C’est une erreur de première ordre. C’est le modèle d’un acheteur captive : la décision est techniquement de Quebecor, mais l’alternative est de céder le marché. Le coût du hockey représente donc le prix à payer pour continuer à être une chaîne de langue française de diffusion sportive.
Rogers, de son côté, s’est comporté comme un intermédiaire dans l’accord de 11 milliards de dollars. Il a payé la NHL, et maintenant cherche à transférer le risque vers d’autres parties. Amazon a également pris…Jeux nationaux le soir du mercredi, en anglais et en français, sous sa propre licence de 12 ans.Quebecor prend le reste du paiement lié à la langue française. Dans la nouvelle répartition des parts, les matchs en langue française des Montreal Canadiens…45 pour Bell’s RDS, 32 pour TVA Sports – dix de plus qu’avant – et sept pour Amazon. TVA conserve le droit exclusif sur les matchs de playoffs des Canadiens.Rogers transfère les risques sur les autres, et ce qui reste, c’est le consommateur.
Le problème est que l’économie du acheteur n’a pas progressé, car le prix du vendeur n’a pas diminué. Quebecor peut maintenant invoquer un facteur de soutien : une trêve concernant les frais de transport avec Bell.Un ajustement rétroactif de 44 millions de dollars C$Dans ses résultats financiers du quatrième trimestre. Cependant, les soulagements ponctuels ne constituent pas une marge d’exploitation.La valeur de la nouvelle sous-licence n’a pas été révélée.— Un silence éloquent pour une entreprise qui a perdu de l’argent dans le hockey depuis plus d’une décennie… Et les fans sont le garant ultime. Observer les Canadiens en tant que spectateurs réguliers signifie devoir gérer à la fois RDS, TVA Sports et Amazon Prime, aux prix qui commencent à…C$17,99 par mois – addition de TVAEt on peut même acheter des produits qui coûtent bien plus de 60 $C$.
Est-ce que payer à nouveau est raisonnable ? Pour les actionnaires de Quebecor, c’est une démarche nécessaire pour maintenir la compétitivité, mais ce n’est pas une bonne investment. Les revenus liés au hockey se répartissent en trois directions : vers la NHL, via le prix payé par les abonnés ; vers Rogers, via les commissions qu’il reçoit en tant que intermédiaire ; et dans les poches des fans de Québec, qui doivent souscrire à plus de services qu’avant. La renouvelance de Quebecor transforme une nécessité compétitive inévitable en une autre décennie de problèmes liés à l’industrie télévisuelle. On espère que le maintien des matchs principaux lors des séries éliminatoires, ainsi que la fidélité des fans canadiens, permettront de combler le fossé créé par treize années de pertes. C’est un pari que l’affection des gens de Québec pour le sport dépasse le coût de son spectacle. Le marché fera son jugement une fois par abonnement.

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